Une fête d'extérieur
La fête de la St-Jean doit être l'occasion de se rassembler, de se retrouver, de fraterniser.
C'est une fête communautaire rassemblant tous les villageois et le feu était dressé à un endroit facile d'accès (une place, un lieu en hauteur, à une croisée de chemins....).
Une fête sociale
Les "feux de joie", allumés par un prêtre, un notable ou le doyen de l'assemblée, donnaient à la nuit un caractère festif.
A Paris, c'était de roi de France lui-même qui allumait le feu de la St-Jean.
De façon générale, ce pouvait être l'occasion de danser ou d'organiser un bal populaire et
il était dans les coutumes et us.. que les futurs ménages se déclarent ce soir-là...
Une Fête expiatrice
On jetait autrefois dans les feux des créatures maléfiques, relatives aux sorcières (chats, crapauds, couleuvres, etc...) et, encore aujourd'hui on y lance "des sorcières", mannequins de paille ou de pâte à papier au nez crochu (rituels symboliques en Alsace par exemple...).
Les croyances populaires associaient aussi la fête de la St-Jean aux fées, aux lutins et aux esprits follets...
Enfin, des feux mobiles brûlaient également ce soir-là (des débris, tortillons de paille enflammés étaient promenés dans les prés, vergers, etc...).
Une Fête protectrice
Les feux étaient réputés protecteurs des récoltes et la fumée qui s'en dégageait était censée
purifier danseurs, bétail ou gibier.
On les disait fécondants, ce qui explique qu'on les enjambait volontiers.
Les sauts promettaient aussi de se marier dans l'année et préservaient des maladies.
Enfin, cendres et tisons, supposés préserver de la foudre et de l'incendie, étaient conservés ou répartis dans les champs, les prés, les vergers...
Une Fête magique
Les coutumes et usages autour de l'eau (sources, fontaines, cours d'eau : ruisseaux, rivières, fleuves, mer, océan...) étaient au moins aussi importantes que celles ayant lieu autour du feu.
On en buvait on en donnait à boire aux animaux, on s'y baignait !
La rosée du matin était également investie de vertus magiques : on la recueillait dans un drap et
on s'y roulait, par exemple ; les "herbes de la st-jean" qui en étaient imprégnées étaient cueillies comme talismans ou comme "herbes guérisseuses".
source : fêtes & traditions occidentales (N.C 1999)