Son nom vient de Galet, le caillou, la fêve...
Les fêtes orgiaques saturnales, la fève symbolique qui désignait le "Roi du banquet"
par l'intermédiaire d'un tirage au sort sont donc restées aujourd'hui dans la coutume de la galette, transformée en fête liturgique en l'honneur des rois mages.
Depuis longtemps, les hommes organisaient des fêtes pour le solstice d'hiver,
car les jours rallongeaient enfin et la lumière prenait le pas sur la nuit.
Cette période est hautement symbolique et fut utilisée maintes fois.
Déjà, les égyptiens célébraient la renaissance du soleil Amon-Rê.
Quant aux Romains, ils honoraient Saturne, le dieu de l'âge d'or qui apporte paix, abondance et prospérité, par les semailles et l'agriculture.
La Fête des "Saturnales" était née :
- elle durait 7 jours et durant ces festivités, la fève était utilisée pour tirer au sort le roi du banquet.
C'était une sorte de roi bouffon qui avait l'autorité suprême sur maîtres et esclaves,
qui se retrouvaient du même coup sur un pied d'égalité.
Il semble que le tirage au sort se faisait dans un gâteau.
On retrouve cette tradition au moyen âge avec le " jour des fous " où un roi fantoche est élu.
Durant ces fêtes, tout était permis, les gens se déguisaient et se laissaient aller dans tous les excès,
comme aux antiques saturnales.
De plus, la religion était tournée en dérision, et l'Église se chargea donc de réduire cette Ô combien païenne tradition qui fut transformée en fête liturgique en l'honneur des rois mages.
Par la suite, la coutume voulût que l'on partage la galette en autant de parts que de convives, plus UNE.
Cette dernière destinée au premier pauvre qui se présentait au logis.
De nos jours en France :
- la tradition veut que l'Epiphanie soit l'occasion de "tirer les Rois" :
- une fêve est donc cachée dans une brioche, une tarte une galette et,
la pesonne qui tire la fève devient "roi" de la journée.
Pour que tous les participants à cette coutume soient à égalité,
on envoie le plus jeune se placer sous la table.
C'est donc "le plus jeune" qui nomme chaque bénéficiaire de la part qui lui est ainsi désignée.
La personne qui assure le service à table doit écouter attentivement la nomination de chacun.
Pour conclure cet article :
L'oubli de la galette et de l'origine de ce roi fantoche qui choisit sa reine, ou inversement, est donc une très vieille coutume qui se perd dans la mémoire des hommes.
Ainsi, pour que la Tradition perdure, n'est-il pas bon de se la rappeler à nos mémoires ?